Recensioni - Teatro

Sophie Linsmaux e Aurelio Mergola creano “Flesh” a Bruxelles

Al Théâtre les Tanneurs, a Bruxelles, dal 15 al 26 febbraio

Uno spettacolo visivo e non verbale le cui immagini rimangono ancorate molto tempo dopo la performance.

Con Flesh, Sophie Linsmaux e Aurelio Mergola ci immergono in un formato di racconto breve, quattro luoghi, quattro situazioni: una stanza d'ospedale dove un figlio visita il padre; un soggiorno dove una coppia festeggia un anniversario di matrimonio; una sala giochi dove una donna prova la realtà virtuale; un caffè dove si incontra una famiglia in lutto. Quattro storie indipendenti l'una dall'altra attorno allo stesso conflitto: possiamo ancora aprirci all'altro quando quest'altro è assente o diverso da quello che ci aspettavamo? Dietro la nostra carne contusa, come possiamo collegare le nostre anime che sono diventate stranamente sole e bisognose di amore?

L'iperrealismo come forma di partenza

Tra le fonti di ispirazione per Cie Still Life, citiamo due artisti australiani, Ron Mueck e Sam Jinks, che mettono in luce l'intimità e l'effimero, dove l'anima umana viene catturata attraverso la carne. Ciò che interessa alla Cie Still Life è soprattutto lo sguardo che siamo portati a porre su questa carne la cui realtà è esacerbata, e fino a che punto lo spettatore è segnato da un particolare o dall'altro, e si proietta nell'intimità del corpo lui/ lei osserva.

“Quanto di ciò che siamo è scritto nella nostra carne e nelle nostre ossa, ma nascosto agli occhi del mondo dai nostri vestiti.” scrisse Theodore Roszak in Le memorie di Elizabeth Frankenstein.

Attraverso la carne dei personaggi, Flesh ci porta nel loro mondo più intimo. Come spettatori, abbiamo diversi occhi su questa intimità e ci chiediamo: in caso di assenza o mancanza, quale altra scelta abbiamo? Possiamo ancora provare sensazioni? Quali dispositivi possiamo mettere in atto per continuare a provare le stesse emozioni?

L'abbraccio, questa sete dell'altro e questo bisogno di riconnettersi.

Flesh raffigura corpi e anime lacerate dal bisogno dell'altro, che cercano di abbracciarsi nonostante tutte le loro difficoltà, sia esterne che interne. Sophie Linsmaux e Aurelio Mergola fanno luce su un mondo in cui tutto sta andando terribilmente storto, dove l'umanità sta cercando di trovare un significato nella vita e dove la speranza e le risate della disperazione sono inseparabili. Un modo per ricordarci quanto può essere precaria la vita e come tutto può cambiare in ogni momento. In un mondo in cui la solitudine pesa sulle nostre vite, il bisogno di ritrovarci in carne e ossa appare più forte che mai.

Lo spazio scenico e gli oggetti ci parlano del conflitto dei corpi messi in scena.

Per ogni storia, la scenografia si apre su un'ambientazione diversa. Gli attori si evolvono in uno spazio preciso e delimitato. I luoghi in cui si svolge l'azione sono gli spazi in cui siamo abituati a vivere. Spazi in cui non è necessario parlare per sperimentare le cose, perché le cose accadano. Da notare il notevole lavoro svolto sulle maschere e sui pupazzi da Joachim Jannin che ci offre immagini suggestive, provocando grande emozione nello spettatore.
 

Sophie Linsmaux et Aurelio Mergola créent “Flesh” à Bruxelles

Au Théâtre les Tanneurs, à Bruxelles, du 15 au 26 février

Un spectacle visuel et non verbal dont les images restent ancrées longtemps après la représentation.

Avec Flesh, Sophie Linsmaux et Aurelio Mergola nous plongent dans un format d’histoire courte, quatre lieux, quatre situations : une chambre d’hôpital où un fils visite son père ; un salon où un couple fête un anniversaire de mariage ; une salle de jeu où une femme s’essaye à la réalité virtuelle ; un café où se retrouve une famille endeuillée. Quatre histoires indépendantes l’une de l’autre autour d’un même conflit : Peut-on encore s’ouvrir à l’autre lorsque cet autre est absent ou différent de ce que l’on attendait ? Derrière nos chairs meurtries, comment connecter nos âmes devenues étrangement seules et en manque d’amour ?

L’hyperréalisme comme forme de départ

Pami les sources d’inspiration de la Cie Still Life, nous citerons deux artistes australiens, Ron Mueck et Sam Jinks, qui mettent en lumière l’intimité et l’éphémère, où l'âme humaine est captée à travers la chair. Ce qui intéresse la Cie Still Life, c’est avant tout le regard qu’on est amené à poser sur ces chairs dont le réel est exacerbé, et à quel point le spectateur est marqué par un détail ou un autre, et se projette dans l’intimité du corps qu’il/elle observe.

“Combien de ce que nous sommes est inscrit dans notre chair et nos os, mais caché aux yeux du monde par notre vêture.” écrivait Théodore Roszak dans Les Mémoires d’Elizabeth Frankenstein.

À travers la chair des personnages, Flesh nous fait entrer dans leur monde le plus intime. En tant que spectateurs, nous avons plusieurs regards sur cette intimité et nous nous interrogeons : en cas d’absence ou de manque, quel autre choix avons-nous ? Pouvons-nous encore éprouver des sensations ? Quels dispositifs pouvons-nous mettre en place pour continuer à éprouver les mêmes émotions ?

L’étreinte, cette soif de l’autre et ce besoin de se reconnecter.

Flesh met en scène des corps et des âmes tiraillés par le besoin de l’autre, qui cherchent à s’étreindre malgré toutes leurs difficultés, aussi bien extérieures et qu’intérieures. Sophie Linsmaux et Aurelio Mergola mettent en lumière un monde où tout va formidablement mal, où l’humanité tente de retrouver un sens à la vie et où l’espoir et le rire du désespoir ne se quittent pas. Une façon de nous rappeler à quel point la vie peut être précaire et que tout peut basculer d’un moment à l’autre. Dans un monde où la solitude pèse sur nos vies, le besoin de se retrouver en chair et en os apparait plus fort que jamais.

Espace scénique et objets nous racontent le conflit des corps mis en scène.

A chaque histoire, la scénographie s’ouvre sur un décor différent. Les acteurs évoluent dans un espace précis et délimité. Les lieux où se déroule l’action sont des espaces où nous avons l’habitude de vivre. Des espaces où l’on n’a pas forcément besoin de parler pour vivre des choses, pour qu’il s’y passe des choses. À noter un travail remarquable réalisé sur les masques et les marionnettes par Joachim Jannin qui nous offre des images saisissantes, provoquant une grande émotion chez le spectateur/trice.